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 Shamal vs Vent vs Hayato [ Shonen-ai ]

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Hayato Gokudera
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MessageSujet: Re: Shamal vs Vent vs Hayato [ Shonen-ai ]   Ven 13 Mar - 17:09

    Y’avait des visages, de gens, dans le monde, qui vous donnaient des envies de meurtre. Là par exemple Gokudera était face à un magnifique exemple de ce spécimen communément appelé « tête à claques ». Prenez des yeux de lover ridicules, des cheveux coupés n’importe comment, l’air pas soigné des mecs qui essayent de se donner un air sauvage (ouais, comme ton eau de Cologne, crétin, sauf que ça marche pas, ça fait moche), et l’attitude de gros boulet qui se croit meilleur que les autres. Mélangez le tout, vous obtenez docteur Shamal premier du nom (et espérons aussi qu’il soit le dernier, pour le bien de l’humanité…) et essayez de résister à la tentation de procéder à une strangulation sauvage : vous verrez, c’est pas facile.
    Il pouvait bien faire passer les expressions qu’il voulait par son regard de vieux chien errant, il en fallait plus que ça pour que Gokudera se sente rabaissé ; et puis franchement, pourquoi tiendrait-il compte de ce que pensait ce type ? Ce n’était rien qu’un crétin. Et un adulte par le marché, faut-il vraiment argumenter encore sur à quel point son opinion sur sa condition lui importait peu ? Il le sentait bien le regard du genre « tu sers à rien, t’es un rebus, t’es juste un pauvre gamin sans vie qui essaye de se donner un style », mais ça ne l’atteignait pas le moins du monde. Il lui rendait du tac au tac des yeux qui exprimaient quant à eux tout un tas d’insultes que nous ne mentionnerons pas ici pour ne pas heurter les âmes sensibles qui pourraient porter plainte, et puis il vaut mieux éviter d’abuser sur la violence, parce que quand même depuis le début de ce topic, les deux personnages en question semblent apprécier follement de se lancer des vannes chaque fois un peu plus cinglantes de crétinisme… Donc, sans décrire, imaginez un face à face intense, des éclairs qui volent entre leurs yeux, et une tension à son comble. L’adulte qui s’y croit face à l’adolescent qui sait que les adultes ont une fâcheuse tendance à trop s’y croire justement. Quant à savoir qui aurait pu gagner un tel combat, c’était un mystère, parce que le silence avait été brisé par Shamal qui aimait décidément vraiment entendre le son de sa voix. U_u



    Pas ses sœurs ? Non, sérieusement ? Et il prenait un air dramatique pour lui dire ça ? Hé, à l’époque il avait affaire à un pauvre gosse de même pas dix ans qui avait encore une confiance absolue ou presque en lui, et il se foutait de sa gueule comme s’il avait été le dernier des arriérés ; mais depuis, l’italien avait quand même fini par comprendre. Bon, d’accord, il lui avait fallu du temps, mais il avait compris. La niaiserie ça va un peu, mais soixante-deux sœurs, c’est quand même pas crédible, et après des heures de réflexion, Gokudera avait pigé. Fallait pas le prendre pour un idiot fini, hein. [ … passons… ]
    Ca ne valait même pas la peine de répondre. Un « débile », « abruti » ou « va mourir » aurait même été de trop, parce que ses yeux blasés véhiculaient cent fois mieux ces idées, puissance mille.

    Tche, et franchement, il ne pouvait pas se taire un peu ? Les pauvres filles qu’il se tapait, ses sœurs là, il ne les avait jamais revues une deuxième fois. Il devait vraiment, mais alors vraiment être nul. La pensée fit s’étirer ses lèvres roses en un rictus moqueur, et soudain une paluche s’écrasa sur son visage pour le forcer à imaginer sans avoir à observer sa tête mal rasée. Il l’aurait bien découpée en rondelles, mais le flot de paroles qui le soûla ensuite l’empêcha de réagir, et il se prit à réfléchir à la situation que lui imposait Shamal. La fille en question lui apparut très clairement, elle était charmante à n’en point douter ; il les préférait aux cheveux longs, mais ça n’empêchait pas la vision d’être agréable. … Hein ? Non, oubliez ça. Se giflant mentalement, l’italien grommela et croisa les bras, se visualisant très clairement sur un banc, mais évidemment il ne servirait pas à rien, non mais oh. C’est toi qui sert à rien, vieux schnock. Lui il était très utile. Sa simple présence était utile. Ou pas, bref, passons sur les détails inutiles.

    Gokudera : « J’sais pas moi… Pourquoi faudrait que j’aille causer à une inconnue ?!... »

    Prévoyant soudain la calotte qu’il allait encore se prendre, il se reprit :

    Gokudera : « Tche… Je lui … je… MAIS J’EN SAIS RIEN MERDE !!! »

    Voilà, ça au moins, c’était clair.
    S’il fallait vraiment qu’il trouve une copine, ça ne se ferait pas par forcing. Et le mieux même, ce serait que ce soit elle qui fasse le premier pas. Mais les filles font rarement le premier pas, donc on resterait éternellement au point mort relationnel. Et c’est tout. A moins qu’il ne tombe amoureux, ce qui n’était pas près d’arriver, tche.

    Gokudera : « Si t’es tellement doué, dis-moi, au lieu d’attendre que je trouve !!! Crétin. »

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MessageSujet: Re: Shamal vs Vent vs Hayato [ Shonen-ai ]   Sam 14 Mar - 20:35

-J’sais pas moi… Pourquoi faudrait que j’aille causer à une inconnue ?!...

Et pourquoi fallait-il toujours qu’il gâche tout ? Pourquoi fallait-il toujours qu’il pose des questions à la con ? Il lui avait déjà dit pourquoi il fallait qu’il aille lui causer ! Quel crétin… et l’excuse d’un ordre de Tsuna, c’était pour faire jolie peut-être ?… Docteur Shamal avait pris l’immense et gracieux soin d’inventer une raison pour que le cerveau monocylindrique à poches d’air intégrées de son disciple puisse intégrer ces données et éviter à sa bouche des questions comme "Pourquoi ?" et "Pourquoi ?" et "Et pi pourquoi d’abeureuu ?"
Cependant, notre Docteur Love avait omis les sérieux problèmes de mémoires de Gokudera, ou alors sa stupidité flagrante. C’était grave là. Il avait la main qui lui démangeait, la strangulation était-elle plus ou moins discrète que d’enfoncer un stylo dans son nez pour atteindre le cerveau ? Rien que d’y penser, l’adulte préférait la deuxième solution. Non que ce soit discret ou quoi que ce soit d’autre, seulement que c’était ridicule.
"C’est atroce ! Hayato Gokudera s’est fait assassiner !" "Ciel, comment est-il mort ? A-t-il souffert ?" "Un stylo bill enfoncé dans la narine gauche monsieur !" … c’était tout de même plus classe que "Strangulation monsieur !" Donc oui, c’était préférable. Quant à Shamal, il se disait toujours que s’il devait mourir, ce serait avec un beau visage, un air classe et un charisme épatant qui traverserait la mort. Bref, serrant un stylo dans sa main, il étudia la bonne méthode pour entrer en action quand Gokudera se reprit, sentant le danger qui le menaçait.

-Tche… Je lui … je… MAIS J’EN SAIS RIEN MERDE !!!

Nooon, sans blague ? Comme si j’avais pas remarqué, sombre crétin. Shamal poussa un looong et lourd soupire (une tonne environ) pour montrer son aversion. Ca commençait à sérieusement lui taper sur les nerfs. Quand c’est qu’il comprendra que sous ces prétextes d’adultes foireux et "Trouve-toi une copine bouffon", il voulait juste le rendre plus sociable... ? Et essayer de raisonner un gamin têtu qui n’en a ab-so-lu-ment rien à branler, ça le mettait… just a little hors de lui. C’était tout simplement insupportable. Vouloir aider, se faire lyncher parce que "Tu m’embeteuuu" … mais s’il t’embête, c’est parce que s’il se montre aimable et agréable, t’auras une crise cardiaque tellement c’est pas habituelle !

-Si t’es tellement doué, dis-moi, au lieu d’attendre que je trouve !!! Crétin.

Le but, c’est pas la réponse, crétin, c’est le fait de la donner. Pourquoi les professeurs te demandent de décrire la trajectoire du message nerveux au cerveau alors qu’ils savent parfaitement ça eux-mêmes ? Docteur Shamal retira sa main et lui poqua le front, le regard sévère.

-Ferme la un peu tu veux ?! Et dire que t’as de bonnes notes… j’arrive pas à le croire… tu peux parler philo, taekwondo, médecine et Espagne… abruti.

Il lui jeta un regard genre "Tu vois, c’est pas si compliqué, bouffon, c’est toi qu'es juste trop nul." et, étant assis sur son bureau, il passa ses jambes par-dessus. Une fois de l’autre côté, debout face à ce même bureau, il enfouit ses mains dans les poches de sa blouse, visiblement agacé qu’il soit aussi con et têtu.

-Maintenant imaginons que tu sois passionné par un de ces sujets, ce qui est impossible vu ton mental à chier, et que je suis cette donzelle…

Décidément, il insistait beaucoup trop, c’était suspicieux et pas dans ses habitudes. Surtout qu’il allait encore avoir droit à "Mais je suis pas passionné par ça, stroo nul ! Et pourquoi je le serai d’abord ?" Finalement, c’était peine perdue. Il ne pourrait visiblement rien en tirer. Gokudera était désespérant.

-Et puis merde…

D’un pas rapide, il se dirigea vers la porte de sortie et l’ouvrit en grand. Dire qu’il avait essayé d’être un tantinet aimable, de lier une espèce de pseudo complicité avec son disciple par rapport aux femmes, de l’aider dans ses problèmes psychologiques (si si je vous jure, il a essayé tout ça) et que, visiblement, l’autre crétin ne le voyait que "Han, qu'il est crétin ce vieux barbuuu". Ca lui apprendra à s’attacher à un môme aussi chiant. Comment pouvait-il savoir que Gokudera avait de bonnes notes s’il ne s’intéressait pas un minimum à sa vie merdique ?

-Dégages.


Dernière édition par Docteur Shamal le Mer 25 Mar - 19:07, édité 1 fois
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Hayato Gokudera
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MessageSujet: Re: Shamal vs Vent vs Hayato [ Shonen-ai ]   Sam 21 Mar - 18:05

    L’italien était prêt à lui répondre encore quelque chose de cinglant, à la minute même où il l’avait entendu marmonner les mots « passionné » et « donzelle » ; à croire qu’il avait vraiment besoin que Gokudera sache comment parler aux femmes, et qu’est-ce que ça pouvait bien lui faire ? Cet homme montrait toujours clairement que la seule chose qui l’intéressait un tant soit peu, ça possédait une paire de seins et des jolies courbes, alors pourquoi insister à ce point ? Gokudera n’arrivait pas à se dire que peut-être l’adulte n’était pas à ce point insensible et qu’il était fort probable qu’il l’apprécie un peu quand même. Bon, évidemment, se faire à cette idée, ce n’était pas facile ; il croyait avoir affaire à un parfait crétin pervers qui ne voyait que son propre profit dans chaque chose, et il aurait du se dire que soudain finalement c’était un être humain normal et qui l’aimait bien par-dessus le marché ? Non, trop difficile à envisager. Pourtant les faits étaient là, il avait insisté pendant plus d’une quinzaine de minutes, et ça ne pouvait plus être uniquement dans le seul but de ridiculiser son disciple, puisqu’au final c’était lui-même que ça devait emmerder royalement.
    En gros, il lui proposait son « aide » alors que l’adolescent aux cheveux argentés qui l’observait depuis plusieurs secondes d’un air agacé ne lui avait strictement rien demandé. Ca devait être une des raisons pour lesquelles ce dernier se méfiait, d’ailleurs ; ça ne devait cacher quelque chose, se disait-il, foncièrement réticent à toute forme de confiance qui ne demandait rien en retour. Le vieux barbu avait certainement un plan tordu derrière la tête, sans doute qu’il avait voulu l’entraîner pour séduire une dame qui n’aimait que les garçons plus jeunes et qu’ensuite il aurait du la rediriger vers Shamal pour qu’il puisse s’en occuper, ou une connerie malsaine dans le genre. Oui, ça ne pouvait être que ça, ça ne pouvait pas être juste par sympathie sincère. Content de son super raisonnement vachement intelligent et profond, Gokudera croisa les bras, réfléchissant à des répliques acides, quand, comme s’il lisait dans ses pensées, Shamal décida qu’il en avait trop fait et qu’il avait déjà été trop gentil.

    Shamal : « Dégages. »
    Gokudera : « ?... »

    Aouch, dans tes dents, petit môme capricieux.
    Bon, d’un côté, se faire mettre à la porte, il l’attendait depuis le moment même où il était entré, et si Shamal ne l’avait pas viré c’est lui qui se serait taillé très vite après avoir fait comprendre que tout ça ne menait à rien ; mais là, bizarrement, ça ne lui plaisait pas du tout de se faire jeter de la sorte. Et en plus, si jamais il avait un jour besoin du vieux pour quoi que ce soit, notamment de l’entraînement, s’il commençait à le détester, ça allait pas le faire… C’est seulement à ce moment que Gokudera comprit qu’il aurait pu faire un petit effort, parce que sinon il n’arriverait à rien, et qu’il aurait du profiter du coup de main « gratuit » que lui proposait son mentor… Enfin oui bon, d’un côté, il en voulait pas de ses conseils débiles, mais nous parlons concept les amis, donc ce que j’écris a un sens, je vous jure.
    Imaginez donc un ado classe avec sur le visage une expression pas traumatisée mais presque, les yeux trahissant son mécontentement surpris d’être ainsi invité à s’en aller, ainsi que sa déception profonde de ne pas avoir subi une insistance plus forte : oui parce que si on voulait quelque chose de Gokudera, à moins de s’appeler Tsunayoshi Sawada et d’être le dixième parrain de la Vongola, il fallait insister. Beaucoup. [On pouvait finir par avoir ce qu’on voulait hein, mais bon, ça prenait bien plus de millisecondes que si c’était saint Juudaime dixième du nom qui demandait]

    Mais on ne foutait pas Hayato Gokudera a la porte comme le dernier des imbéciles. D’un pas décidé, l’italien s’approcha de la porte, se cala devant Shamal, et serra les poings :

    Gokudera : « … J’sortirai pas. C’est pas ma faute si tes méthodes sont débiles. »

    Autrement dit, « si tu t’y étais pris autrement j’aurais compris, c’est pas moi qui comprend rien, c’est toi qui t’y prends mal ! ». Une critique, certes. Mais ça voulait aussi dire qu’il avait quand même bien envie d’être coaché par lui quelque part, finalement, c’était lui qui lui avait appris les techniques de combat à la dynamite, et sans lui, il serait un peu rien en fait.

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Docteur Shamal
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MessageSujet: Re: Shamal vs Vent vs Hayato [ Shonen-ai ]   Mar 24 Mar - 23:14

Il fallait insister, beaucoup ? Shamal n’avait ni le temps ni l’envie de s’occuper de petites caprices adolescentes. Jouer les adultes patients et compréhensifs, sérieusement, non merci. Les mômes ne sont qu’une source d’ennuies qui ne rendent jamais ce qu’on leur donne. Encombrant, jamais content et bien sûr, ils se disent incompris parce qu’ils ne vous comprennent pas et que vous les comprenez que trop bien. Emmerdant à souhait, entre autre. Cependant, ils avaient la jeunesse et qualités de leur jeune âge. Pour l’instant, Shamal avait du mal à voir ce qui faisait de Gokudera un jeune plein de qualité… quoi que, avoir un foutu esprit de contradiction était-il une qualité ?

-… J’sortirai pas. C’est pas ma faute si tes méthodes sont débiles.

D’un œil hautain, Docteur Love contempla le minet dont les poings serrés témoignaient de la rage qui l’envahissait. Il esquissa un sourire narquois, frôlant le foutage de gueule. Bah voilà, quand il voulait. Gokudera, c’était ce genre de type qui avoue qu’il veut de la Vache qui Rit, soit quand vous insistez très très très trèèèès lourdement, soit quand vous êtes à deux doigts de le ranger dans le frigo. C’est ce qu’on appelle, par définition, un chieur. Ou quelqu’un qui prend un malin plaisir à se laisser désirer. Et c’était chiant. Enfin, il trouvait peut-être ses méthodes "débiles" mais il voulait quand même sacrement apprendre pour s’humilier de la sorte. Eh ouais, Shamal te reluque de haut avec un sale sourire, tu te sens petit hein ? Tu te sens moche hein ? C’est normal, symptôme de l’humiliation. Ca commence par le foie et ça se monte au cerveau avant de te le bouffer lentement pour que tout le monde voit ta sale tête agonisante.
Shamal était quand même satisfait de la réaction de son disciple. Il aurait pu renoncer à ses envies rien que pour ne pas lui faire ce plaisir, à Shamal, mais il avait su voir un peu au-delà. Bon, bien sûr, pour le « Oh Docteur vous avez raison, excusez mon attitude, vos méthodes m’ont misent mal à l’aise mais je compte bien apprendre beaucoup de vous ! », ça ne sera pas pour aujourd’hui, il pouvait toujours crever à la bouche ouverte pour que Gokudera lui dise ça un jour. Mais bon. Ca ne se voyait peut-être pas, mais Docteur Love pouvait se contenter de peu quand il estimait que c’était beaucoup. Là, dommage, c’était trop peu.

-Ah oui ?

Narquois, il approcha son visage du sien, les poils de sa barbe menaçant quelques piquantes sensations. Essayant de le déstabiliser en le fixant intensément, il ne leva même pas les yeux vers la porte alors qu’il la refermait d’un geste leste. Allé, juste pour le plaisir de le voir rougir comme une donzelle et de l'emmerder un peu.
C'était tellement affriolant de le voir se mettre en colère.

-La tapette voudrait des cours pratiques ?
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Hayato Gokudera
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MessageSujet: Re: Shamal vs Vent vs Hayato [ Shonen-ai ]   Sam 2 Mai - 2:08

    Shamal : « Ah oui ? »

    Bah oui. Tu veux donner des leçons inutiles et ta façon de présenter les choses sont particulièrement débiles, tu ne peux quand même pas le nier, vieux schnock ! Encore si l’adulte lui avait démontré par des faits que ses techniques fonctionnaient et qu’il dégageait une classe folle quand il les appliquait, peut-être, oui peut-être qu’à ce moment-là, l’italien aurait porté une attention un peu plus sérieuse à ce qu’essayait de lui apprendre le médecin mafieux ; mais là… Devenir un raté sentimental envers la gente féminine comme lui, très peu pour Gokudera !

    Et ce « ah oui ? », là, il ne lui plaisait pas du tout. L’argenté n’avait pas quitté son aîné du regard, de son regard insolent, et lorsque la voix de ce dernier s’éleva avec ce sourire narquois et moqueur sur ses lèvres, il le regardait toujours fixement. Du coup, il apprécia encore moins ce changement d’expression sournois qui s’effectua sur le visage de l’autre homme, et il savait que c’était le moment où il fallait commencer à s’inquiéter. Quand un type vous dévisageait avec ce genre d’expression ce n’était jamais un signe de bonne augure. Ou alors très rarement, ou alors il fallait kiffer les pervers en tous genres, mais ce n’était pas spécialement le cas du jeune adolescent, alors il se contenta simplement de rester stoïque malgré son envie irrépressible de s’éloigner en courant sans perdre une seule seconde. Il aurait peut-être du profiter de l’ouverture juste avant, au lieu de laisser sa dignité et son ego le diriger. Mais il resta là, debout. Sans rien faire. Sans bouger. Les muscles tendus, les sens en alerte.

    Et ew, tel un screamer imprévu sur internet, il se retrouva brutalement et sans préparation mentale préalable avec un visage barbu devant le sien, encore juvénile, qui ne tremblait pas, qu’il réussissait à garder impassible, les sourcils juste froncés dans une expression insolente, sentant l’eau de cologne de l’adulte s’incruster de façon fort chiante dans ses narines. Il serra les poings. Ne pas bouger.

    Shamal : « La tapette voudrait des cours pratiques ? »

    Asdjdfds..- …. Des -fgf…ffgkdflgk ?…..!!!

    Ne pas rougir.

    DES QUOI ?!

    Ne pas s’énerver. Ne pas hurler et ne pas lui mettre un coup de poing.
    Analyser la situation. Réfléchir posément.

    Grrrr….

    Il n’allait pas se laisser impressionner comme la dernière des écolières en mini-jupe qui rougit quand on ose l’approcher d’un peu trop près, ce serait débile et il n’était pas pathétique à ce point. Ce n’était pas ce vieux con qui allait avoir le plaisir de le voir s’écraser et rougir comme un petit chéri dominé. Hors de question. Ca te plairait bien, hein, monsieur je suis trop un loveur et tout le monde craque devant mon sex-appeal ? T’as pas une grognasse en manque d’ho-… en manque de macaque devant toi. Il allait être surpris s’il croyait qu’il lui faisait peur. Ah il voulait jouer à ça. Tche. C’était chiant, c’était débile, c’était moche, cette situation. Tout comme Shamal, comme par hasard.

    Gokudera : « Tche. »

    Il croisa les bras, relevant le menton d’un air insolent, sans s’éloigner d’un centimètre de la proximité que le médecin lui avait soudain imposée. Et il se prit même à le gratifier d’un de ses sourires narquois et provocants ; lui aussi savait faire cette tête, oh que oui.

    Gokudera : « Même les cours pratiques, tu dois être totalement naze. J’ose même pas imaginer. »

    Sans quitter le brun du regard, il sortit une cigarette de sa poche arrière, l’alluma entre leurs deux torses, et la porta à ses lèvres, pour souffler lentement des volutes blanches au visage de Shamal, tel Sharon Stone dans Basic Instinct, les lèvres entr‘ouvertes.

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MessageSujet: Re: Shamal vs Vent vs Hayato [ Shonen-ai ]   Sam 2 Mai - 16:33

Il avait toujours ce regard plongé dans le sien, ce regard perçant qui voulait voir à travers cet émail d’un vert grisâtre, qui voulait le mettre à nu. Lui faire comprendre qu’on n’a pas toujours ce qu’on veut dans la vie, qu’il n’était qu’un gamin, qu’il n’avait aucune raison de lui tenir tête. Parce qu’il était inférieur. Il voulait le voir baisser les yeux et rougir. Il voulait le voir avec cette tête qui disait "Vous avez raison grand maître vénéré."
Alors il fixait, la moue dédaigneuse, le visage bien trop proche, attendant avec patience le moment triomphal de sa sainte victoire. Ciel… quand même, il en mettait du temps. Allez, écrase toi, ratatine toi, rampe par terre, plus vite. Shamal plissa un peu les yeux et accentua son sourire malsain. Ca n’allait pas tarder, hein. Surtout avec la remarque vicieuse qui venait de glisser, il n’y avait aucune raison que ce sale petit môme lui tienne tête. Ah si, cette chose appelée dignité. Ce respect de soi-même. Et pourquoi devrait-il être respecté, cette tête de piaf ? Ce truc, hein, qui fait que la personne humaine ne doit jamais être traitée comme un moyen, mais comme une force en soi (dixit le dictionnaire)
Shamal savait bien qu’il y avait en Gokudera, de cette force, et il voulait la voir se développer. Quelle soit de caractère mentale, sociable ou autre, il n’attendait qu’à voir pousser le bon grain qu’il avait semé. Quant à le traiter comme un moyen, même s’il s’amusait à le laisser croire, ça n’a jamais été le cas. On pourrait croire qu’il faisait ça à cause de l’intérêt qu’il portait à sa sœur, mais tout le monde savait bien ce qu’il en était. Il avait déjà fait beaucoup pour Gokudera, et ce n’était pas pour étant que Bianchi était tombé entre ses bras. La belle et indomptable Bianchi.

-Tche.

Hein ? C’était quoi ça ? L’extirpant de sa rêverie, les yeux de Shamal cessèrent de se plisser et son sourire moqueur commençait à se faner. C’était pas croyable ça. Pas un seul mouvement de rabaissement, pas une seule expression de déstabilisation. Ou était passé ce côté niais de l’adolescent qui rougissait dès qu’on était trop près, qu’il semblait embarrassé dès qu’on insinuait quelque chose d’un tantinet érotique ?
A la place de ça, Gokudera croisa les bras et leva la tête pour lui rendre son défi à plein nez. En plus de ça, un sourire, large et railleur. Un sale sourire qui lui disait clairement "Non mais, arrête, tu croyais vraiment que j’allais baisser les yeux ? J’y crois pas, t’y croyais, vieux blaireau ?"
Il se trouva irrité devant cette bouche qui s’étirait malicieusement, qui le narguait, qui lui montrait presque mathématiquement qu’il était vieux et démodé, alors que sa bouche à lui était fraiche et jeune. D’un coup, il sentit des poils blancs se fondre dans sa barbe, son visage de défraichir, ses joues se creuser face à cette jeunesse éblouissante qui se pavanait devant lui. Il avait 35 ans. Il était encore jeune. Et pourtant, pourtant, devant ces yeux étincelants qui le regardaient sans faillir, devant ce visage lisse au teint frais, ce sourire qui le battait, il se sentait entre deux âges. Il sentait la génération suivante empiéter sur la sienne, y laisser des marques, gouverner. Impuissant ? Va savoir. Jaloux ? Peut-être bien.

-Même les cours pratiques, tu dois être totalement naze. J’ose même pas imaginer.

Les yeux plissés, le visage sérieux, il n’avait cessé de planter son regard lourd et poussiéreux dans l’éclat des pupilles du môme. La jeunesse, fière et triomphal, puant l’inexpérience, lui riait au nez. Il était où, le respect des anciens ? A croire qu’il était déjà ancien, non, décidément, ça n’allait pas se passer comme ça. Il allait lui montrer, au gamin, ce qu’un homme mur et avec de l’expérience pouvait faire. Il allait lui montrer, qu’il fallait respecter les plus vieux. Même si Shamal appelait "papi" ou "vieux croulant" tous les troisièmes âges qui passaient, il ne doutait pas de la sagesse de certain. Ouais, parce que le reste, avec l’alzheimer et tout le tralala, ce n’était qu’un tas de vieux débris. Par exemple, le 9éme parrain était un vieux gâteux, mais Docteur Love témoignait quand même d’un respect obéissant envers ce dernier.
Cependant, lui, n’était pas encore arrivé à ce stade de la vieillesse. Et il allait le prouver. Lui prouver que l’expérience fallait bien mieux qu’un teint de pêche, que 35 ans de vie passés valaient bien quelques lèvres pulpeuses.
Alors qu’un sourire commençait à naitre devant cette idée, voilà que Gokudera, sans le quitter des yeux, sorti une cigarette. Le "clic" du briquet retendit, une flamme naissait mais ni l’un ni l’autre ne l’a regardé, bien trop occupé dans leur défi pourri. Shamal essayait de ne pas se laisser troubler par yeux confiants de l’adolescent alors qu’il glissait la cigarette entre ses lèvres juvéniles. Et des volutes, sensuelles et luxurieuses, s’échappaient de ses lèvres entrouvertes. C’était une provocation, clairement. Comment pouvait-il dire ce qu’il venait de dire, et être si provoquant, si ce n’était pas pour ça ? Il ressemblait à une de ces femmes précieuses et élégantes, même si un tantinet vulgaire, qui apparaissait dans les films dans une entrée des plus charnelles. Les yeux toujours plissés, le docteur résistait difficilement à l’envie de regarder la fumée glisser au dehors de sa bouche. Gokudera dirigeait le tout vers le visage de son mentor, mais cela n’avait rien à voir à la façon dont Shamal l’avait fait lui-même quelques temps auparavant. Non, ce n’était pas pour l’emmerder ici. C’était une incitation à la débauche, un défi. "Je suis plus jeune que toi, t’es démodé. Tes techniques de drague ne marchent pas ? C'est plus de cette génération. On est passé à autre chose." C’était ce que ça voulait dire… ?
La fumée ne lui perturbait pas la vue plus que ça, il baissa les yeux pour fixer cette cheminée de chair. Comme il était plus grand en taille, ce changement ne le rabaissait pas. Au contraire, il en devenait presque plus hautain, en le prenant de haut comme ça. Mais il ne le regardait plus dans les yeux. Cela dura quelques secondes, et il le fixa à nouveau. Hayato jouait au malin. L’adulte allait lui prouver que l’expérience était un atout qu’on ne pouvait ignorer.

-T’as le regard d’une de ces femmes hautaines et chics qui ne se sentent plus. Alors je te traiterai comme tel.

Il avait dit ça calmement, détachant chaque mot dans un rictus. Il n’allait surement pas se faire maitriser par un gamin, se faire marcher sur les pieds, se laissait faire comme ça. L’adulte, c’était lui dans la salle. Plus un gamin, pas encore un vieux. Au moment où Gokudera retirait sa cigarette pour en souffler les spirales blanches, le docteur lui saisit le menton en le regardant de haut.

-Je te traiterai comme toutes les autres. Et je t’assure que tu oublieras vite fait ce que tu viens de dire.

Et tu verras. Sale mioche. Qu’il ne faut pas que le sex-appeal, que la force ou la virilité pour avoir ce que l’on veut. Après un fin sourire de victorieux et quelque peu narquois, il approcha sa bouche sur la commissure de la sienne, et une fois qu’elle fut posée contre l’épiderme sans défaut, il pressa ses lèvres d’hommes contre la peau du jeune garçon. Très étrangement, ça n’avait rien de pervers. Comme une caresse paternelle légèrement ambiguë. Peut-être encore plus ambiguë à partir du moment où il glissa sa langue pour venir caresser le coin de ses lèvres délavées.
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Hayato Gokudera
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MessageSujet: Re: Shamal vs Vent vs Hayato [ Shonen-ai ]   Sam 2 Mai - 18:29

    Il était fier de lui, parce que l’expression de Shamal exprimait clairement une incertitude latente ; il l’avait pris au dépourvu, il l’avait déstabilisé alors que c’était le médecin qui cherchait à l’écraser. Quelle douce sensation que celle d’avoir renvoyé la balle instantanément sans s’être laisser marcher sur les pieds, que de voir une expression sournoise se fondre en surprise agacée ; haha, dans tes dents docteur Love. Pourtant, l’adulte ne semblait pas non plus immédiatement ému et intimidé, ça aurait été trop simple, il semblait juste que des pensées étranges traversaient son esprit. Il avait le visage du guerrier qui doit rapidement changer de tactique pour réussir à déstabiliser son adversaire qui a repris le dessus sans prévenir. Et il ne cessait de le regarder de haut. Qu’à cela ne tienne, Gokudera le regardait de la même façon. Sa taille inférieure ne l’empêchait pas d’être habitué à toiser ses interlocuteurs d’un regard noir, et les hommes plus grands que lui ne faisaient que l’agacer davantage, sans lui faire peur.

    Le respect des aînés ? A la poubelle~. Quel intérêt, les aînés ils veulent qu’on les respecte, mais eux en contrepartie, dans le genre de Shamal, ils se croient tout permis envers la génération d‘après, et ils exigent quand même du respect en retour ? Faudrait voir à pas pousser non plus, Gokudera n’était pas adepte de l’échange pas équivalent, et certainement pas pour les gens plus vieux que lui. Enfin… Il disait ça, mais au fond il savait faire preuve de respect à ceux qui le méritaient. Il lui arrivait même de respecter Shamal. Mais c’était tellement plus simple de l’engueuler et de le toiser de cette façon ; faire preuve de mépris et de dédain était bien plus aisé que de montrer de l’admiration pour lui. Et puis en plus il prendrait la grosse tête, ce vieux boulet, et ce serait lui donner des ouvertures pour se faire rabaisser de plus belle s’il lui disait qu’il savait que derrière ses airs d’abruti profond il y avait plus que ça. Alors, il se contentait de le provoquer. Jusque là, ça avait même été drôle.

    Sauf qu’évidemment, ils n’allaient pas en rester là, ça aurait été plutôt irréel si Shamal s’était rétracté et lui avait tiré son chapeau pour lui dire « tu me vois désolé de m’être ainsi moqué de toi, tu peux donc partir, et j’avoue ma défaite. » A ce moment-là seulement l’adolescent à la chevelure argentée aurait apprécié de quitter l’infirmerie, content de lui. Mais si Shamal avait fait ça, ça n’aurait pas été Shamal. C’était qu’il était têtu et chiant, dans son genre, le vieux. Il engueulait Gokudera qui avait trop d’amour propre et qui s’en montrait donc soi-disant égoïste, mais il s’avérait que lui non plus ne lâchait pas facilement l’affaire. Finalement, ces deux là ne se ressembleraient-ils pas plus qu’ils ne le pensaient ?

    Shamal : « T’as le regard d’une de ces femmes hautaines et chics qui ne se sentent plus. Alors je te traiterai comme tel. »

    Il ne fallait pas qu’il se laisse impressionner, ni par la voix sérieuse et plus mature que la sienne, ni par ses yeux bizarres qui le fixaient ; il osait le comparer avec une femme, maintenant ? Hautaine et chic qui ne se sent plus… Autrement dit, une prétentieuse qui n’attend que de se faire molester par l’homme qu’elle tient dans sa ligne de mire ?… Enfoiré de Shamal. Il ne fallait pas que l’adolescent grogne, ni qu’il montre que sa colère commençait lentement à reprendre possession de ses moyens. Ni rougir, d’ailleurs, en pensant à ce que ces mots pouvaient vouloir dire si l’on prenait en compte l’esprit tordu de ce médecin malsain.

    Pourtant le jeune mafieux sentait le danger arriver à des kilomètres, et il savait que la dernière phrase ne lui disait rien qui vaille. Il n’avait pas envie de savoir comment Shamal traitait les femmes aguicheuses. Non, aucune envie. Sûrement que c’était à ce moment-là qu’il aurait du reculer.

    Shamal : « Je te traiterai comme toutes les autres. Et je t’assure que tu oublieras vite fait ce que tu viens de dire. »

    Tu ne me fais pas peur. Tu ne me fais pas peur un seul instant, et tu ne m’impressionnes pas. Tu ne m’impressionnes p-…
    Les yeux ronds, il sentit la bouche de l’autre homme se presser contre ses lèvres qui achevaient de lui souffler de la fumée blanche au visage, et il en fut tellement traumatisé qu’il ne réussit pas à bouger ni à s’éloigner. Shamal était en train de l’embrasser. L’idée même était si atroce qu’il n’arrivait pas à assimiler l’action, ni à réagir. Il sentit juste ses muscles se tendre, par réflexe d’autodéfense face à cette invasion de son espace vital, et si son pouls s’était accéléré, c’était par pure colère, rien d’autre !!!
    Il aurait pu se reculer là, ça avait duré une demi-seconde déjà, et c’était bien assez long, bien assez long pour le faire rougir atrocement, les yeux toujours écarquillés ; casses-toi maintenant, Shamal ! Je ne suis pas une de tes sales grognasses moches trop maquillées qui se promène les seins à moitié dénudés dans des bars bizarres !…
    Lorsque l’adulte eut l’audace de toucher ses lèvres de sa langue, l’italien reprit rapidement contrôle de ses mouvements ; d’un geste brusque, il attrapa à pleine main la cravate violette du médecin, et tira dessus d’un coup sec, juste assez pour le faire rompre le baiser et pour le garder juste en face de son visage cramoisi de gêne et de colère. Il retenait le brun fermement, l’empêchant de se redresser, et il lui siffla au visage :

    Gokudera : « J’suis pas une fille, sale pédophile. J‘tai pas donné l‘autorisation de faire ça.»

    Et qu’il le toisait, les sourcils froncés, sans le laisser s’éloigner de son visage, la main enroulée autour de la cravate. Et pourtant, au fond, il était atrocement intimidé. Il aurait voulu s’enterrer, et son cœur qui refusait de se calmer. Saloperie de médecin débile…

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MessageSujet: Re: Shamal vs Vent vs Hayato [ Shonen-ai ]   Sam 16 Mai - 2:07

Hm, comme c’était doux et frais, comme des lèvres de filles. Il suffisait de fermer les yeux et on s’y croyait. Oublier, juste oublier qu’il embrassait ce crétin de Gokudera, juste un instant. Ca faisait un bail qu’il n’avait plus eu cette sensation de mignonne petite bouche toute pressée contre la sienne. Ca faisait un putin de bail. Alors, inconscient, il savourait. Ca ne devait être qu’une provocation, qu’une leçon pour lui montrer qu’il était supérieur à lui, pourtant pendant ces quelques secondes, il l’embrassait juste pour l’embrasser. Il en avait mis du temps, le môme, à se révolter. Il ne devait pas avoir pris son Yop ce matin. Un coup sec sur sa tendre cravate et l’échange fut coupé, brusquement. Le contact avait beau ne plus être, la distance entre les deux mâles ne c’était pas agrandit d’un pouce. Shamal souriait légèrement, d’un fin sourire fugace. Parce qu’il sentait sur sa cravate une main qui ne voulait pas le laisser partir, une main qui ne voulait pas le maintenir à distance. Le visage cramoisi de Gokudera lui fit hausser un sourcil, comme pour mieux constater l’étendue des dégâts. …. Hm…. Ah ouais quand même…. Il voyait presque de la fumée lui sortir par les oreilles et ses sourcils étaient tellement froncés qu’on ne pourrait pas enlever les plis, même au fer à repasser. Et ces joues rouges, ces adorables petites joues vermeilles… une fille. Clairement, on dirait une fille.

-J’suis pas une fille, sale pédophile. J‘tai pas donné l‘autorisation de faire ça.

Amusé que le môme ait lu dans ses pensées de la sorte, il le couva d’un regard étrange. Moitié doux, moitié amusé. Mais aussi un peu d’irritation. Le comportement de Gokudera était codé dans un langage hybride extrêmement difficile à traduire. Avec le temps, Shamal avait réussi à reconnaître certaines lettres, certains mots. Et ça l’irritait de devoir toujours tout décoder. Gokudera et sa putin de provocation qui, dès qu’on y répond, se transforme en colère. Il vous chauffe, vous répondez, il est choqué. Comme quoi, ses petites gamineries n’étaient que de la poudre aux yeux, du bluff, du vent. Et le médecin n’aimait pas jouer avec le vent. Cependant, il ne devait être que satisfait, son plan avait marché puisqu’il rougissait comme une donzelle… par contre, jamais il n’avouera verbalement que Shamal est plus doué que lui sur cette base là, qu’il a plus d’expérience et qu’il faut le prendre au sérieux. Pour l’instant, notre lover était bien décidé à lui pointer ses défauts, un à un, jusqu’au dernier. Décider à l’emmerder un peu, aussi.

-Oh, ça veut dire qu’avec une autorisation, tu aurais peut-être été d’accord ? – sourire narquois- Tu aurais mieux fait d’être une fille, au moins tu aurais eu un semblant d’utilité.

Il lui cracha ces mots à la gueule, calmement, avec un sérieux amusé. Les mômes qui ne savent pas ce qui veulent, ça l’exaspérait. "Ohwi embrasse-moi…" "Baaah mais dégaaage", voilà un comportement des plus puérils. Juste pour voir si on plait, juste pour voir si l’autre va le faire… et au fond, le ridiculiser en faisant croire que votre volonté était la sienne. Le genre de gamin qui voulait suivre ses petites envies à la con sans que ça ne le touche directement. Comme manger sans grossir, avoir les qualités sans les inconvénients. Et Shamal avait horreur d’être manipuler comme de la merde.

-Arrête de provoquer les gens si tu n’es pas capable d'assumer leur réponse.

Aussitôt, il glissa une de ses grandes mains chaudes sur la nuque de Gokudera et l’embrassa à pleine bouche, en y mettant tout son honneur et toute sa virilité. Pas question qu’un gosse lui rit au nez. Hm, en même temps, il fallait dire que le gamin avait un charmant minois quand celui-ci était rougi de honte et de colère. Cependant, il ne se laissera pas avoir. Oh non. Il avait bien l’intention de lui prouver, par A + B, qu’il ferait mieux de se la fermer au lieu de jouer à l’ado rebelle. Ses mains fortes tenaient le cou frêle et appuyait dessus pour bloquer toute issu au fougueux baiser qu’il lui donnait, la bouche déformée par le mono-échange (qui, par définition, n’est plus un échange), la mâchoire mouvante, la langue suave et forte, qui martyrisait la bouche du môme. Oh, il aurait pu faire dans la violence, la rage, mais Gokudera sera d’autant plus rabaissé s’il se trouvait que le baiser lui plaisait. Alors, bien que fort, l’échange avait son taux de sensualité, sa passion farouche, son semblant de douceur et de lenteur. Un baiser remplit de paradoxes, qui changeait parfois de refrain en cours de route, pour ne lasser personne. Bien qu’une de ses mains se trouvaient sur la nuque du rebelle, l’autre était dans la poche de sa blouse blanche. Il ne voulait pas qu’il croit à un baiser passionné et niais, où l’homme enlaçait la femme de ses deux bras. Non, là, il s’en foutait, il voulait juste lui donner une petite leçon, il voulait montrer qu’il faisait ça à contrecœur, pour le besoin de la nation. Jamais, au grand jamais il n’avait eu la véritable envie de l’embrasser. Hm… quand même, qu’est-ce que c’était agréable…

Edit G : dfklskadfjsfk,svfdsfdlfk
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MessageSujet: Re: Shamal vs Vent vs Hayato [ Shonen-ai ]   Mer 3 Juin - 20:00

    Shamal lui parlait comme si c'était lui qui avait réclamé de se faire embrasser.
    Comme si ça lui était venu une seule seconde à l'esprit que ce serait comique si l'adulte osait lui violer la bouche sans permission. « Ohohoho testons ses limites, voyons s'il est aussi fidèle à la gent féminine qu'il le prétend, perturbons-le de notre charme semblable à celui d'une jeune demoiselle et séduisons-le avec nos yeux de biche ! S'il ne peut nous résister, alors nous aurons gagné <3 » ...
    Oui, bien sûr, c'était une évidence, c'était la première chose qui lui était passée par la tête !...
    Et le médecin qui s'amusait, qui le prenait clairement pour un abruti, sans remord aucun. Bon, ce n'était pas nouveau, mais à chaque fois qu'il le montrait de nouveau aussi clairement, ça mettait l'adolescent dans un état de colère pas si intense que ça mais suffisant pour le faire grincer des dents désagréablement : non, il n'avait pas du tout pensé que les choses se dérouleraient de cette manière.
    L'idée même d'embrasser, d'un baiser, était encore une valeur totalement abstraite ou presque dans sa tête et il n'y pensait guère, mais alors que ce soit un adulte, CET ADULTE, qui se charge de lui apprendre ce que c'était, ça n'en restait pas moins terriblement frustrant. Où était la classe dans le fait de prouver à un adolescent qu'on était un adulte expérimenté qui savait embrasser ? Quoi, oui, lui-même n'était qu'un novice, et il ne le savait que trop bien, mais ce n'était pas à Shamal de retourner le couteau dans la plaie ! Enfin, ce n'était pas comme s'il regrettait vraiment de ne pas avoir de petite amie, mais se faire battre sur un terrain sur lequel il n'avait jamais eu l'occasion de s'entraîner, c'était du pur sadisme et de l'abus de pouvoir. Shamal semblait aimer ça, abuser de son pouvoir. On jouait les débiles mais on savait qu'au fond, si on voulait quelque chose, on l'avait. Après tout, il avait beau trop boire et s'amuser avec plein de femmes, il n'en restait pas moins un mafieux de haute catégorie puisque Reborn lui faisait confiance... Cette pensée agaçante, s'ajoutant aux autres, fit rager l'argenté de plus belle. Il était faible et perdant sur toute la ligne, et il ne pouvait absolument rien faire pour se défendre dignement.

    Shamal : «  Oh, ça veut dire qu’avec une autorisation, tu aurais peut-être été d’accord ? Tu aurais mieux fait d’être une fille, au moins tu aurais eu un semblant d’utilité. »

    Un bout de bois. Une lampe. De la dynamite. Quelque chose pour lui écrabouiller le crâne et faire disparaître ce sourire satisfait de son visage piquant.
    S’il avait été une fille, il ne se serait pas laissé faire non plus de toutes façons. Qu’on ait une jupe ne voulait pas dire qu’on allait se laisser tripoter par cet être ridicule. Sa sœur en était la preuve, n’est-ce pas ? Et des tas d’autres aussi, même l’autre hurleuse de Haru savait se défendre de lui. Donc, argument débile. Passons au suivant, puisqu’il semblait qu’il n’avait pas eu assez de l’immense honneur de l’embrasser, il fallait encore qu’il se la joue en papotant par-dessus le marché… Et Gokudera n’avait pas lâché sa cravate, parce qu’il mourrait d’envie de l’étrangler avec, et ça pourrait s’avérer être une bonne solution à un moment ou un autre. Ce n’était en aucun cas une tentative de drague, mind you.

    Shamal : « Arrête de provoquer les gens si tu n’es pas capable d'assumer leur réponse. »

    Provoquer ? PROVOQUER ?



    Cette fois-ci, le fait qu’il ne puisse pas répondre non plus était moins imprévu, moins surprenant, mais toujours aussi traumatisant. Passé le dégoût profond de cette situation, passé la surprise et passée les rougissements de pucelle qu’il ne pouvait pas réprimer, il s’était mis à réfléchir.
    Très bien, il avait une main chaude qui retenait sa nuque, très bien, il ne pouvait plus parler parce que ses lèvres étaient de nouveau scellées par la bouche légèrement parfumée au vin doux, très bien… Enfin non, pas très bien, mais dans ces conditions, il ne pouvait pas faire autrement que la première chose qui lui était réellement venue à l’esprit. Il ne pouvait pas s’extirper du contact, il ne pouvait pas retirer ses lèvres innocentes ou presque de la prison de celles de Shamal, et putain, c’était qu’il se débrouillait bien pour de vrai, l’enfoiré. L’argenté ne pouvait pas s’enfuir, il ne pouvait que frémir, fermer à demi les yeux et laisser le contact être découvert par sa peau. Chaud, humide, étrange. Il aurait aimé pouvoir respirer par la bouche, parce qu’il sentait son pouls s’accélérer, mais il ne pouvait pas. Que ses jambes faiblissent, il ne fallait pas que l’adulte s’en rende compte. Ses doigts qui avaient lâché lentement la cravate, agrippés à la veste blanche de l’autre mafieux, il allait s’en rendre compte, mais tant pis. Il le laissait faire, il ne pouvait pas faire autrement, ni même prétendre qu’il se débattait, parce qu’il ne cherchait pas du tout à s’enfuir. Il avait les joues en feu, et le cœur agité par son stress d’être ainsi ridiculisé et par le concept de l’échange qu’ils étaient en train d’avoir, mais il fallait le prendre comme un entraînement, n’est-ce pas ? Ce n’était rien d’autre qu’une initiation. A un sujet sensible, certes, mais il ne se laisserait pas rabaisser plus longtemps. Cette langue chaude qui s’appropriait la sienne, il ne pouvait pas la laisser caresser sa bouche plus longtemps sans réagir, il fallait qu’il prouve qu’il n’était pas aussi nul qu’il savait qu’il l’était.
    Un peu de caractère, que diable. Cesse de rougir comme la dernière des dindes.
    Bon, il ne pouvait pas arrêter de rougir sur commande ni régler son souffle court, ça, c’était problématique, mais ça ne serait pas handicapant plus longtemps. Et avec un peu de chance, le fait qu’il se défende ferait peur à l’attaquant.

    Le souffle de Shamal lui chatouillait le visage, le contact si proche avec la peau de l’adulte le perturbait, mais ça ne l’empêcha pas de relever un peu le menton, insolent, pour que sa langue se mette à bouger lentement pour répondre au mouvement que l’adulte lui imposait. Lui aussi il pouvait le faire, et certainement tout aussi bien que lui, avec un peu d’entraînement. Oh, ça n’avait rien de romantique, mais il lui semblait quand même que pour un coach, l’adulte s’y prenait un peu trop tendrement… Il voulait lui faire aimer ça, peut-être ? Qu’est-ce qu’il attendait sur le long terme ? Le ridiculiser, c’était déjà fait, mais peut-être qu’il espérait en plus que Gokudera tombe amoureux de lui ou une connerie du genre ? Il pensait que l’adolescent l’admirait à ce point ? Qu’il le copiait parce qu’il l’idolâtrait ? Quelque chose du genre ?…

    Si c’était aussi simple qu’un baiser de faire tomber Gokudera amoureux, ça se saurait. Et de toutes façons, ici, c’était juste… juste de la provocation mutuelle. Shamal voulait affirmer son pouvoir de mâle dominant face à la nouvelle recrue qui se croyait plus malin. Mais parfois, le plus jeune gagnait.

    Parfois.

    Et si Shamal avait voulu dire quelque chose lorsque leur échange prit fin, l’italien aux yeux enflammés par la rage, la dignité et la pudeur innocente l’en empêcha, et la cravate lui servit finalement à rapprocher leurs bouches de nouveau. Ah, il allait voir le vieux qui se croyait invincible. Goûte donc au baiser explosif de Smokin’ Bomb Hayato.



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MessageSujet: Re: Shamal vs Vent vs Hayato [ Shonen-ai ]   Dim 7 Juin - 18:54

Cette chaleur palpitant qui lui réchauffait les lèvres, il s’y attendait. Tout compte cette petite langue chaude et douce qu’il caressait avec expertise. C’était comme ça qu’il avait imaginé. Il s’était toujours dit qu’embrasser Gokudera devait avoir ce gout là. Ce n’était pas comme s’il se l’était déjà imaginer hein, ne nous méprenons pas vous et moi ! Il avait juste eu des préjugés sur ces lèvres. C’était comme ça qu’il les imaginait ou… non, c’était encore mieux en vrai. C’était beaucoup mieux.
Ce blocage que le môme avait, il l’avait prévu. Ce frémissement aussi. L’absence de résistance était un peu plus étrange, mais logique. C’était lié au blocage. Et Shamal serra la nuque du gamin pour l’embrasser d’autant plus profondément qu’il commençait à en avoir réellement envie, mine de rien. Ce n’était rien d’autre qu’une envie de domination, comme un conquérant qui prenait de plus en plus plaisir à piétiner le pays qu’il occupait. Ou bien qui commençait à apprécier ce pays, justement parce qu’il l’occupait. Il y voyait tous les avantages, le beau paysage et tout ce qu’il pouvait en tirer.
Un poids en moins sur sa cravate. L’armistice ? Ou la déclaration de guerre ? Pour l’instant, tout ce que voyait Shamal, c’était que ça lui plaisait pas mal à l’ado, de se faire rouler une pelle par son mentor. Et c’était le but. Pour l’humilier d’autant plus. Surement pas pour le faire tomber amoureux de lui. Shamal avait un concept de l’amour tellement… applicable sur toutes les femmes, que finalement ce concept pouvait paraître inexistant chez lui. A force de tomber amoureux de toutes les femmes qui passaient, on ne l’était jamais. A présent, Gokudera tenait fermement sa blouse blanche dans ses doigts serrés. Et il se laissait embrasser, comme une demoiselle, passif. Le Docteur Love ouvrit légèrement les yeux, juste pour voir, juste pour le voir. A la vue d’un Hayato rougissant, tout fragile au corps aussi mou qu’une meringue, il ne put s’empêcher d’intensifier son baiser. Parce qu’il était aussi mignon qu’elles, qu’elles toutes. Presque plus.

A présent, il fallait faire attention que la farce ne se retourne pas contre lui, mais il était tellement absorbé dans ce baiser qu’il ne pensait à rien d’autre. Rien d’autre que ses lèvres jeunes et mignonnes qu’il baisait à loisir, qu’il martyrisait de sa grande bouche d’adulte, aux lèvres un peu sèches. Lèvres qui ne tardèrent pas à s’humidifier par le baiser que devenait des plus brulants. Gokudera avait répondu. Et ça, il ne s’y attendait pas. Ca, ce n’était pas prévu. Il aurait du juste rougir, se laissait faire un moment tellement c’était bon et se dégager en tremblant de plaisir et de honte. Alors… pourquoi cette petite langue s’enroulait contre la sienne ? Pourquoi l’embrassait-il en retour ? La réponse était d’une évidente toute étudié. Il voulait l’humilier à son tour. Il voulait lui prouver que lui aussi, pouvait rouler des pelles. Que, adulte ou pas, il n’avait pas peur de l’enfoncer, ce sale vieux. Et ça commençait à l’irriter, ce manège d’ado rebelle. Laisse-toi faire putin de merde, agis comme les jeunes de ton âge !
Pris au dépourvu, il jugea préférable d’arrêter là, ne pas aller plus loin et se servir de sa rébellion pour l’enfoncer davantage "Ho, ça t’as tellement plue que tu t’y mets aussi ?"
Il ne fallait pas que ce soit lui qui se fasse avoir, il ne fallait pas qu’il se fasse dominer par ce mioche. Alors il décolla ses lèvres des siennes, prêt à se foutre de sa gueule, narquois. Un coup sec, la nuque tirée vers l’avant, il n’eut même pas le temps de respirer un tantinet que deux lèvres vinrent se placer contre les siennes pour l’embrasser à nouveau. Surpris, il resta bêta une seconde ou deux. Alors c’était comme ça. Alors il le prenait comme ça. Il cherchait à le maitriser, il prenait sa revanche, sa vengeance, et il pensait que… Shamal resterait là « Ohwi embrasse moi grand fou. » Il pensait sincèrement qu’il allait le déstabiliser avec son assurance dominatrice et ses lèvres ? Bon, c’est vrai que le retour de bâton l’avait surpris un temps. Mais maintenant qu’il y pensait, il s’y attendait.

Et s’il pensait que ça suffirait, il allait être déçu, Hayato. Et s’il pensait qu’il allait s’éloigner en rougissant après s’être fait contrôler de la sorte, il avait tort. Oh ça, la gamin allait le regretter. Faudrait pas venir chialer après. Il ne ferait pas dans la dentelle. D’un geste franc, le docteur sortit la main de sa poche et vint la coller contre les fesses de son élève, l’embrassant avec hargne, comme s’il voulait saigner ses lèvres. De sa large main d’adulte, il pelotait le mignon petit cul avant de la glisser entre le tissu et la peau. Chair contre chair, ses doigts pétrissaient ces petites fesses. Petites fesses de fille. Elles étaient presque plus douces que celles des femmes qu’il avait touché. C’était pas croyable. L’œil allumé par un désir dévastateur, il libera ses deux mains et poussa violement le gamin contre un lit d’infirmerie. Vif, hâtif, presque brutal, il força Gokudera à s’allonger. Le môme avait réussi à l’irriter. Le môme avait réussi à le mettre à bout. Il avait réussi à le faire profondément chié. Parce que le môme avait réussi à éveiller son désir. Le matelas s’enfonça un peu quand Shamal s’installa dessus, à califourchon sur les hanches de son élève. Il le regardait de haut, de très haut et d’un geste provocateur, il défaisait sa propre cravate, la dénouant avec sensualité, un sourire de victoire sur le visage. Il espérait lui faire peur. Il espérait lui faire penser "Merde, si je continue à jouer au con, il va vraiment me…"

Bien que Gokudera était hautement désirable, Shamal le regarda dans le blanc des yeux et… même si son corps semblait sans objection, lui, il n’avait pas envie de le sauter. Parce que c’était un garçon, mais pas que. Il était aussi un petit môme fragile, mine de rien. Ce n’était qu’un môme, mais c’était celui à qui il avait appris ce qu’il savait. C’était lui avec vingt ans de moins. Bien que leurs caractères n’étaient pas les mêmes, il se reconnaissait sans mal dans cet adolescent. Cet adolescent aux problèmes relationnels, qui cachait sa timidité devant un semblant d’assurance. Il savait que Gokudera le regrettera, il savait que lui aussi. Ce n’était pas chose qu’on faisait juste pour conclure une dispute ou un pari. Shamal n’en avait pas l’air mais il avait quand même un minimum d’estime pour le gamin. Oh, c’était léger, mais ça lui empêchait certaine chose. L’amour, le sexe, était quelque chose de sérieux, de sacré. Gokudera n’avait pas l’air de s’en rendre compte.
L’adulte défaisait à présent la chemise de l’ado, sérieux. Il fallait que ce dernier réagisse, il fallait que le môme avoue sa défaite. Vite. Sinon il se trouvera au dépourvu, son leurre mis à jour.
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MessageSujet: Re: Shamal vs Vent vs Hayato [ Shonen-ai ]   Lun 20 Juil - 5:19

{ HJ : Tiens, j'ai pondu un pavé o_o;; Pour mfaire pardonner du retard : D ! }


    En réalité, il avait beau faire le malin, il n’était pas certain de ce à quoi il s’attendait. Ni ce qu’il avait réellement cherché à prouver en forçant l’adulte à l’embrasser de nouveau. Lui prouver une quelconque supériorité, ou juste une rébellion d’adolescent en manque de reconnaissance ? A mesure que leurs lèvres se touchaient, se découvraient, il se demandait, un peu perdu quand même, s’il n’avait pas encore une fois agi sans réellement réfléchir et sous l’influence de pulsions stupides. Quand sur le moment on croit faire quelque chose de super classe et de super réfléchi, alors que quand on fait une rétrospection on se rend compte qu’on était totalement à côté de la plaque, ou que notre acte était incompréhensible.

    Et là il sait que pour quelqu’un d’extérieur, son mouvement pour rapprocher leurs bouches et les coller de nouveau l’une à l’autre n’était qu’un geste involontairement érotique. En gros, il n’avait pas du tout pensé à ce qui pourrait suivre, aux conséquences, ni même à ce qui pourrait se passer dans la tête de celui à qui il essayait de prouver sa valeur par des baisers fiévreux ; sans doute qu’il avait pris pour acquis le fait que le docteur Shamal, pervers de son état, n’aimait que les filles, et qu’il n’y avait aucune raison de craindre quoi que ce soit pour son intégrité physique. En réalité, l’idée même qu’il ait envie d’aller plus loin ne lui aurait jamais effleuré l’esprit tant elle lui paraissait déplacée concernant Shamal.
    Il avait naïvement cru que le médecin reculerait en se frottant la bouche d’un air peut-être un peu écoeuré et traumatisé en lui disant quelque chose du style « quelle horreur je veux pas être embrassé de cette façon par un individu de sexe masculin ! Vade retro, satanas, ne m’approche plus, sors de cette infirmerie, et oublions ce malencontreux accident, pitié ! »… Bon évidemment c’était pas du tout son style, mais quand même, Hayato l’aurait bien vu exprimer ça avec ses termes. Mais comme toujours, dès qu’il croyait enfin contrôler la situation, il fallait que la vie -et en l’occurrence ici Shamal- lui prouve le contraire. A croire que toute sa vie ne serait faite que de vaines tentatives et d’échecs minables.
    Parce que devant un Shamal dans toute sa santé et sa splendeur, et sa perversion, il n’était qu’un petit teigneux encore trop faible.

    Là, il considérait que le brun en avait eu assez, mais ce dernier ne semblait pas être d’accord.

    Goku : « !!.. »

    Il pensait avoir repris le dessus et n’avoir plus besoin de rougir, il pensait qu’il pouvait lui faire un sourire carnassier triomphant et lui dire de s’incliner devant lui tout en le toisant avec un air méprisant et hautain, alors que c’était même carrément l’inverse qui était en train de se produire. Normal, Shamal était peut-être un alcoolique au regard bovin et complètement stupide, il n’en restait pas moins un homme surprenant qui avait son lot de dignité.

    Et de perversité complètement déplacée.
    Enfin, déplacée… Ses mains avaient coulé directement à un endroit stratégique qui n’allait pas manquer de faire immédiatement rougir l’italien comme jamais il n’avait rougi, parce que jamais l’insolence de ses groupies ou autres jeunes créatures passionnées par lui n’avait été si loin, et aussi parce que quand même, c’étaient les mains de Shamal, là, sur son postérieur, directement sur sa peau nue. Directement sur sa jeune chair innocente. C’était là qu’au lieu de sentir son cou, son visage et ses oreilles brûler, il aurait du faire une grimace dégoûtée et s’éloigner de l’homme cochon en lui assénant coups de poings et de pieds un peu partout et en particulier sur les bijoux de famille pour lui faire comprendre qu’on ne touche pas impunément aux fesses de Smokin’ Bomb Hayato. Sauf que comme lors du baiser, il était pétrifié. Ses mains qui auraient du cogner s’étaient juste plantées dans la blouse blanche du médecin pour s’accrocher à quelque chose, même s’il était clair qu’il voulait le repousser, il n’y arrivait pas et il ne pouvait que continuer de se faire embrasser, les yeux écarquillés.

    Et gémir des protestations qui, étouffées par leurs lèvres scellées, avaient quelque chose de malsain sans qu’il ne puisse rien y faire (sincèrement, en plus.)

    Ce qu’il ressentait au fond ? Il avait chaud. Non, ce n’était pas une chaleur foncièrement agréable comme quand on se fait gentiment câliner ou tripoter par quelqu’un que l’on trouve super mignon et super sexy, non. Simplement, un corps masculin est parfois obligé de réagir. Certes, Dr Shamal était un homme, mâle, et pas très efféminé qui plus est. Gokudera n’avait aucune raison de réagir à ses attouchements. Mais il était retenu par une sorte de respect pour Shamal, qui le guidait inconsciemment, et comme si l’adulte pouvait encore lui apprendre des choses, l’adolescent se tenait prêt à apprendre, dans ses bras, à frémir comme une donzelle. Notez que tout ce qui est écrit ici est une tentative d’analyse du cerveau de Gokudera, et si vous voulez vraiment savoir ce qu’il se passe dans sa tête sans passer par ma traduction, voilà à peu près ce qu’il en est :

    Gokudera :  « WTF. WTF. WHAT THE HELL !!! Lâche-moi vieuxperverspédophile, lâche-moi TOUT DE SUITE ! Dégages tes sales mains de moins, dégagesdégagesdégages !!!!! Dfjsldkfjs »

    Mais passons, son corps dit le contraire, et ça l’agace encore plus, inutile d’écrire toute la violence inutile qui lui passe par la tête…
    De toutes façons, il venait déjà d’être plaqué sur le lit comme une poupée de chiffon au corps juvénile, les lèvres encore brûlantes de l’échange à peine terminé, et il n’a même pas le temps de s’en remettre en grognant que Shamal au-dessus de lui le fait taire instantanément d’un simple regard. Jamais personne ne l’avait regardé comme ça et jamais de la vie il n’avait vu Shamal avec sa gueule de lover en live, en étant la créature dessous. Situation pour le moins impressionnante, il ne l’aurait pas pensé. Le mouvement de cravate était charmant… L’italien le nota dans un coin de sa mémoire pour pouvoir le réutiliser un jour quand il serait à la place de Shamal et qu’il devrait sédui-… Oubliez ça.

    Ce n’était pas l’heure de prendre exemple. C’était l’heure de flipper de se faire molester par docteur Shamal en personne. Le cœur de l’adolescent s’était mis à battre à un rythme désordonné, et il n’arrivait pas à cesser de rougir ; grimacer, et froncer les sourcils, il n’y était parvenu qu’après s’être remis de la surprise, quand Shamal avait commencé à lui déboutonner la chemise comme s’il était en terrain conquis. Enfin, le fait que Gokudera n’arrive pas à le rejeter instantanément prouvait que peut-être qu’il l’était, et qu’il faudrait que l’adolescent avoue qu’il avait perdu.

    Parce qu’en toute sincérité, il avait perdu, et plutôt pitoyablement. Il fallait qu’il agite très vite le drapeau blanc avant de sérieusement le regretter. Parce que ce que Shamal comptait faire maintenant, même pour déconner, c’était hors de question. Il n’était pas un jouet non plus, ni faible à ce point. Ni amoureux. Tant que ça restait de la provocation, il pouvait tenir la distance, mais il ne fallait pas qu’ils prennent le risque d’aller trop loin. Enfin, l’adulte avait l’habitude… pour lui ce n’était sans doute rien qu’une distraction comme une autre. Mais l’adolescent, lui, avait beau clamer devant son mentor qu’il n’avait peur de rien, il avait peur, là. Pour une raison très simple.

    Faire sa première fois avec Shamal, ça craint, quand même.
    Il lui dirait toute sa vie, après ça, qu’il n’était une tafiole.



    Peut-être un jour, quand il serait capable de relever le défi, ils pourraient reprendre où ils en étaient. Mais pas maintenant.

    Gokudera : « M’APPROCHE PAS ! »

    Il se dégage, violemment soudain, en donnant un coup de pied dans l’estomac de Shamal pour le faire reculer ; certes, son visage cramoisi et ses muscles un peu affaiblis prouvent qu’il n’était pas non plus totalement contre à l’extrême, mais ses yeux brillaient de cette lueur qui disait qu’il ne plaisantait plus.
    En reboutonnant sa chemise, assis au fond du lit. Image fort peu impressionnante, je vous l’accorde.

    Gokudera : « ……… »

    Là il aurait aimé sortir une réplique classe, encore, mais les mots restent coincés dans sa gorge, parce qu’il ne sait absolument pas comment présenter la chose. « j’admets ma défaite? » « je croyais que c’était moi la tapette? », ou encore « la plaisanterie a assez duré, vieux pédophile? ». Il ne savait pas, et il savait qu’il avait sa part de responsabilité maintenant. Dieu que cette situation était gênante.

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MessageSujet: Re: Shamal vs Vent vs Hayato [ Shonen-ai ]   Sam 15 Aoû - 17:00

Pour lui ce n’était pas une distraction comme une autre. Pour Shamal le sexe n’était pas un loisir, c’était une véritable « cérémonie d’amour ». Car le Docteur, bien qu’il était pervers, était surtout, et avant tout, un lover. Et un lover, comme son nom d’indique, à part le fait qu’il croit tomber amoureux toutes les cinq minutes, idolâtre le pouvoir de l’amour. Le lover a donc une vision très sacré et romantique de l’acte sexuelle, bien que cela ne l’empêche pas de se faire une femme par jour – il tombe amoureux de toutes les beautés qui lui passent sous le nez de toute façon. Si vous lui demandiez ce qu’est le sexe, il vous regardera, glissera une rose entre ses dents blanches et déballera milles niaiseries « C’est l’instant où deux cœurs se chauffent entre eux, où les corps, dans le vif feu de l’amour, s’enflamment ensemble ! » C’est pour cela que les money money bitch qui mâchent sans cesse du chewing-gum et qui parlent de sexe avec les mots les plus vulgaires qui soient, ça le fout mal. Le sexe était donc, chez Shamal, quelque chose à ne pas prendre à la légère. Il y avait quelque chose derrière, et c’était juste histoire de « Bah, faire ma première fois avec lui, trop laid, la honte ! Si mes copines l’apprennent, je suis morte ! ». Et ça, il n’avait pas conscience que Gokudera le sache. Il était encore trop immature.
La peau encore bouillonnante de leur baiser, il était à présent en train de déboutonner la chemise de son élève. A vrai dire, il se dégoutait un peu lui-même. Et il stressait. Il stressait, parce qu’il ne savait pas quoi faire si Gokudera était trop traumatisé pour réagir, ou trop imbu de lui-même pour reculer. Et si c’était ce qu’il allait arriver, alors le Docteur serait immensément déçu. Alors Gokudera, au lieu de gagner comme il le croyait, aurait misérablement perdu. Il aurait perdu le peu d’estime que Shamal avait pour lui. L’adulte n’avait pas envie de voir ça, l’échec trop cuisant de son élève dans sa quête pour la maturité. La sueur s’accumulait sur ses mains, les boutons glissaient entre ses doigts, le quatrième ne voulait pas se défaire. Il n’avait pas envie de le défaire. Mais il le défit quand même, et à chaque bouton, il dévoilait un peu plus la peau blême et lumineuse de Gokudera.
Soudain, son estomac se contracta violemment, si bien qu’il manqua de dégueuler tout son petit déjeuner. Le pied de l’adolescent s’était fait violence contre son ventre et Shamal, en adulte colosse, eut quand-même un recul assez conséquent. Quasiment plié en deux, il grimaça de douleur, évitant de se tenir le ventre – parce que c’était pas classe ça. La réplique de son élève résonna dans la salle blanche et le visage du médecin, d’abord contracté de douleur, s’éclaircit. Il mit un instant à réaliser, instant pendant lequel il fixa les draps d’un air absent avant de lever les yeux vers le petit Hayato. Et il le vit, carapaté au fond du lit, reboutonnant précipitamment sa chemise avec ses mains moites, les joues rouges de honte, et ses yeux là. Ses yeux où l’on pouvait clairement voir la tempête s’agiter. Il était sérieux, il ne bluffait pas, ce n’était pas cette colère habituelle pour cacher son semblant de timidité, ce n’était pas son assurance feinte. Son dégout et sa colère étaient réels. Et même si l’idée qu’il soit la cause de ces sentiments de répulsion, le peinait, Shamal ne put s’empêcher de sourire. Un soupire, et le genre de soupire qu’on fait en même temps qu’on sourit, ou le genre de sourire qu’on fait en même temps qu’on soupire. Il était soulagé, vraiment.

-Pas trop tôt.

Il se releva, sortant du lit et passa une main sur sa blouse un peu froissé. De là, il regardait Gokudera avec un de ses sourires trop rares qu’ils n’offraient presque jamais. Et le regard qui allait avec, fraternel, presque protecteur. Le regard d’un père fier, le sourire qu’un professeur victorieux.
-Fais pas cette tête, Hayato, c’est une victoire.

Les deux mains dans les poches de sa blouse, il contourna le lit pour être proche de l’adolescent et se pencha en avant.

-On dirait qu’il y a quelque chose que j’ai vraiment pu t’apprendre.

L’importance de la première fois, que tant de jeunes négligent. La force de dire « non » à un adulte, ça, Gokudera l’avait déjà. Mais un vrai « non », pas un qui était là juste pour faire le rebel, c’était bien le premier. D’une main protectrice, il lui ébouriffa les cheveux.

-J’allais rien te faire va… tapette.

Le sourire qui accompagnait la remarque montrait bien qu’il le taquinait gentiment avec « tapette », mais il avait la flemme d’y ajouter un clin d’œil pour confirmer.
Gokudera avait peut-être reculé juste parce que c’était lui, Shamal, et que le dégout et la haine qu’il exerçait pour le médecin était si pur qu’il en oubliait sa fierté. Et si ça avait été quelqu’un d’autre ? Il espérait sincèrement que cette scène fera réfléchir le môme, et qu’il choisira avec soin cette personne spéciale pour lui. Cette personne à qui il donnera sa première fois, non sur un coup de tête, non pas fierté, non pas « pour faire comme tout le monde », mais bel et bien par amour. Il était jeune encore, et il n’y avait rien de pire que de lourds regrets pour continuer une vie.
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MessageSujet: Re: Shamal vs Vent vs Hayato [ Shonen-ai ]   Jeu 8 Oct - 18:41

    Faible. Il se sentait faible. Tout petit, tout fragile, tout vulnérable. Il se sentait redevenir gamin devant cet homme. Il n’en avait pas peur, mais pour cette fois, pour la seule fois depuis très longtemps, il savait qu’il ne faisait pas le poids et que ça ne servait à rien d’essayer de le surpasser pour l’instant. L’adolescent ne se sentait pas inférieur et minable, mais simplement dans la position de l’élève qui lève la tête pour regarder son maître qui sait mieux que lui et qui lui tapera sur les doigts s’il n’obéit pas, pas parce qu’il ne l’aime pas, mais simplement pour lui apprendre. Le plus jeune qui regardait l’aîné et qui fermait sa gueule un court instant parce qu’il n’y avait aucun intérêt à tenter de faire le malin quand ça ne mènerait à rien et qu’ils le savaient tous les deux.
    Il se sentait comme ça parce que le médecin avait pris cette voix satisfaite, comme si l’argenté avait fait quelque chose de bien, qu’il le félicitait, et il lui offrait son sourire qui n’avait strictement rien de moqueur. Les deux assemblées ne pouvaient vouloir dire qu’une seule chose : il était fier de lui, pour une raison qui lui restait encore un peu mystérieuse. Certes, il l’avait repoussé et empêché de lui faire subir des sévices corporels indécents dont je ne mentionnerai pas ici les détails pour ne pas heurter les âmes sensibles, mais en quoi cela donnait-il une raison à Shamal de le regarder comme ça et de lui faire se sentir de cette façon ?
    Si c’était une recale qu’il voulait, il pouvait faire ça autrement quand même. Quoique, non, en fait.
    Mais Shamal n’était pas du genre à sauter sur ses proies sans une once de subtilité, et Gokudera ne le savait que trop bien. Il était même fort peu probable que l’adulte ait un jour forcé une femme qui ne le voulait pas à l’accepter. Il était idiot et alcolo, mais quand il était sérieux, il se trouvait toujours parfaitement capable de mettre dans son lit qui bon lui semblait sans jamais avoir à obliger sa conquête à faire quoi que ce soit. Et violer un ado, son ancien élève qui plus est, non, ce n’était même pas envisageable. Stupide, mais classe.

    Fermement, chacun de ses boutons retrouvait sa place dans le trou prévu à leur effet dans sa chemise, qu’il refermait de ses doigts de pianistes encore légèrement frémissants d’inquiétude inutile. Il avait voulu jouer au plus malin, il avait perdu, mais Shamal lui assurait qu’au contraire, ce n’était pas une défaite. Peut-être que cette lueur dans son regard, c’était la fierté d’avoir réussi à enseigner quelque chose, la sensation de transmettre quelque chose à son apprenti. Gokudera baissa les yeux, encore capable quelques minutes de montrer un tant soit peu d’humilité. Ca n’allait pas durer longtemps, alors autant que Shamal en profite.
    Pendant quelques longues secondes encore, il ne reprocherait rien à Shamal, et serait celui qui avait honte.

    Shamal : -On dirait qu’il y a quelque chose que j’ai vraiment pu t’apprendre.

    Cette phrase aurait pu vouloir dire bien des choses, mais parfois, ces deux imbéciles étaient sur la même longueur d’ondes. Gokudera n’avait pas besoin de plus amples explications pour savoir de quoi il parlait. Ils en étaient arrivés là parce que l’italien remettait en doute les capacités de son aîné, parce que celui-ci critiquait son attitude insupportable, et au final, il avait réussi à faire taire cet insolent adolescent en lui prouvant que non, il n’était pas omnipotent, et non, il n’était pas encore un adulte.

    Que c’était chiant de se faire prouver qu’on avait tort. Que c’était frustrant.
    Il se fit ébouriffer les cheveux et détourna le regard, une moue boudeuse affichée explicitement sur son visage juvénile et colérique, et encaissa la remarque juste parce qu’il savait reconnaître une taquinerie d’une provocation sérieuse, parfois. Il glissa ses doigts dans ses mèches décoiffées pour les rajuster un peu, assis en tailleurs sur le lit, et son regard dériva un peu dans le vide, comme le feraient les yeux d’un enfant perdu.

    Gokudera : « Peuh… »

    Interjection ultra sexy signifiant « ouaisbon d’accordt’asptêtraisonmaisc’estpasuneraisondemeparlercommeça… »

    Et de reprendre du poil de la bête sans attendre.

    Gokudera : « Et alors quoi ?! C’était pour m’apprendre à recaler qu’on faisait des cours pratiques ? En gros j’avais pas tort, t’es vraiment bon à rien ! »

    Aurait-il dit ça avec les sourcils froncés et les poings serrés que ça aurait été méchant, mais en l’occurrence, il lui adressait un rictus espiègle. Parce que cet homme, il avait beau le respecter, il ne fallait pas que ce dernier le remarque trop, ça serait une atteinte à sa dignité. D’un autre côté… il le savait sans doute déjà. Les adultes étaient moins bêtes que l’adolescent aurait voulu le croire. Et lui venait peut-être d’apprendre plus qu’il ne l’aurait cru, simplement en s’étant rendu dans cette infirmerie pour trois fois rien, en cette jolie après-midi d‘octobre.

    Enfin, il avait pas appris à draguer, ça c'est clair.

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MessageSujet: Re: Shamal vs Vent vs Hayato [ Shonen-ai ]   Ven 23 Oct - 1:30

Gokudera était encore un enfant, c’était clair. Et rien que le regard boudeur qu’il affichait, en regardant subtilement ailleurs, servait à argumenter ce fait véridique. Mais il avait appris des choses, ce qui lui donnait quelque chose en plus, il savait des choses, à n’en pas doutait. La chose qu’il ne savait pas, justement, et que Shamal lui a rapidement appris, c’était de ne pas surestimé ses capacités. Quelques soient ces capacités. La capacité de pourvoir tout apprendre tout seul, la capacité de pouvoir tout protéger tout seul, la capacité de pouvoir tout attaquer seul. Cette capacité de pouvoir être seul. Il ne l’avait pas, il ne pouvait pas se permettre d’être seul, surtout pas quand on voulait être bras droit. Il voulait lui apprendre de ne pas se croire au dessus des autres juste parce qu’on savait faire un peu joujou avec des pétards. Gokudera avait beau être motivé pour devenir chaque jour plus doué, il avait cet orgueil qui le freinait. Qui le freinait à devenir le meilleur. Et le jour où il le sera, seulement ce jour là, alors il pourra prendre Shamal de haut comme il l’a fait. Juste être le meilleur. Mais le but en soit n’était même pas d’être le meilleur, non. La compétition dans une même équipe, ça ruinait pas mal de choses. Etre meilleur oui, être meilleur que les générations précédentes, d’accord. Etre en harmonie avec le reste de la famille, aussi.

- Peuh…

Le docteur ne se prive pas un sourire, les deux mains dans les poches de sa blouse. Il en avait mis, du temps, à capituler. Parce qu’il capitulait n’est ce pas ? De toute façon, il n’avait pas le choix. Vraiment, c’était pas trop tôt. C’était pas trop tôt que l’expérience reprenait le pas sur la connerie. Espérons juste que ça lui reste, à Gokudera, tout ce qu’il lui avait dit. Parce que sinon, il allait vraiment le tarter, ce petit con.

- Et alors quoi ?! C’était pour m’apprendre à recaler qu’on faisait des cours pratiques ? En gros j’avais pas tort, t’es vraiment bon à rien !

Bah voyons. Sourire toujours aux lèvres, il considérait Gokudera et son rictus avec un air de « … Non mais ta gueule chéri, tu t’enfonces. » Il y avait parfois des moments où l’adolescent et l’adulte se lançaient des rictus espiègles avec des remarques piquantes. Shamal adorait ces moments. C’était comme un père qui affrontait la crise d’adolescent de son fils, et c’était sur ces échanges qu’ils s’entendaient le mieux. Parce que Gokudera avait hérité d’une part de lui, alors niveau humour sarcastique et sourire espiègle, ils se comprenaient. Ouais, vraiment.

- Tu ne peux pas nier le fait que j’embrasse bien, contrairement à tes baisers de débutants.

Rictus. Gokudera embrassait bougrement bien mais jamais il ne l’avouerait. Jamais il n’avouerait non plus qu’il avait follement envie de recommencer. Parce que ce n’était pas à lui d’avouer ça, c’était à ce petit crétin. Lui-même ne se rabaisserait pas jusqu'à dire ça… c’était vraiment trop stupide. Mais bon mais bon, passé cela, il fallait qu’il fasse la synthèse de son cours avec un peu plus de sérieux. Un cours non fini n’est pas un bon cours. Reprenant un peu de sérieux donc, il s’allume une clope avec un sex-appeal infini.

- Je voulais juste t’apprendre à laisser tomber ta foutu fierté quand la situation dépassait tes capacités. Il y a une différence entre l’ambition et la connerie. Etre borné ne fait pas avancer.

Classieux, il souffle la fumée d’entre ses lèvres et cale bien sa clope dans un coin de sa bouche. D’un geste professionnel, il sort un stylo et se mit à chercher quelque chose dans les tiroirs.

- Bon, on va quand même te soigner. J’imagine que sinon ton prof sera pas satisfait. Sont tous chiants les profs ici.

En plus de la clope, il cala le capuchon du dit-stylo entre les lèvres et se pencha sur la table de cheveux pour écrire « idiota » sur un pansement. Après avoir déposé le stylo et son capuchon, il retira les parties adhésives et colla d’un geste sec la chose sur le front de son élève. Tchac. Et t’auras plein de boutons après ! Un sourire satisfait, les mains sur les hanches, il regardait son œuvre, puis, fier de lui, il jeta un œil sur sa montre.

- Hm, c’est pas tout, mais j’ai un rendez-vous moi. T’as qu’à revenir un de ces quatre, si la soif d’apprendre te prend. J’ai encore plein de trucs à t’enseigner.

Espiègle, et même carrément narquois, il lui offrit un dernier sourire. Un sourire, puis il retira la clope d’entre ses lèvres et se pencha comme pour l’occulter. Il se pencha et lui happa la nuque, mêlant ses doigts à ses cheveux, avant de l’embrasser à pleine bouche. Juste un instant, pour que ça semble une taquinerie. Une moquerie. Alors qu’en fait, il en avait juste eu envie. Parce que Gokudera était quand même pas mal séduisant. Sur ce, après lui avoir volé le contact de leurs lèvres, il se redressa et fit volte face. Et, tout en faisant claquer ses chaussures cirées sur le carrelage, il s’en alla, dans un grand froissement de blouse blanche qui disparaissait.

Fin

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